Acrimed ne s’était jusqu’alors pas donné les moyens d’intervenir sur l’affaire Clearstream. Nous avons eu tort. Denis Robert subit depuis huit ans le harcèlement judiciaire de cette « banque des banques » luxembourgeoise sur laquelle il a mené une longue enquête, qui a donné lieu à la publication de trois livres [1] et à la réalisation de deux films [2].
La parution dans un numéro récent du Monde d’une interview du patron du groupe est l’occasion pour nous d’évoquer - enfin - cette affaire, sur laquelle nous reviendrons. Car si sur le fond, Acrimed, qui n’a pas réalisé de contre-enquête, préfère ne pas se prononcer, il y a beaucoup à dire de la manière dont cette affaire a été traitée, par les médias dominants en général et Le Monde en particulier. (...)